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 Vos histoires de cavalières !

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Barya

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MessageSujet: Vos histoires de cavalières !   Dim 10 Juil - 19:55

Je sais que vous en savez déjà pas mal les unes des autres mais j'ai pensé que ce serait cool de connaître le parcours de chacune. Votre rencontre avec les chevaux si vous vous en souvenez ^^ comment ça a continué, vos prises de conscience éventuelles, vos pauses (qui ont le mérite d'aider à savoir ce qu'on veut), vos rencontres, bref, tout, depuis le début jusqu'à maintenant !
A vos claviers \o/
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DressLove

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Localisation : Le Sud...

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Lun 11 Juil - 16:43

Intéressant ! Very Happy
Alors, attention pavé !

Les débuts:
Déjà, tout commence de façon "banale", mon grand père habitant pas loin d'un poney club, ma sister et moi le tannions pour aller " faire du poney". Donc d'abord on a fait des balades, et on a accroché de suite (on avait 8ans) ! On a été inscrites, et une année s'est écoulée, durant laquelle je me rappelle de:
- mes débuts dans la petite carrière sur des shets, mais vu que je progressais vite on m'a passée assez rapidement dans la carrière normale.
- les débuts au trot enlevé, l'horreur ! Laughing Du pur tape-c**, j'étais mieux au trot assis.
- le premier galop, toujours magique pour tout le monde
- la première fois en équilibre au galop. J'ai voulu testé le pouvoir amortissant du sable... Et bim la tête la première dedans et le poney qui me saute ! Première chute, inoubliable.
- Le premier saut à 50cm au lieu de 20: paf le nez dans l'encolure, j'ai plus essayé après. Rire Déjà j'avais tendance à être penchée en avant, et ça pardonnait pas.
- La première sortie sur les bosses d'à côté, on devait passer dans une flaque, sauf que le poney s'est écarté, et deuxième chute au compteur ! À 5cm de l'eau glacée.  Hello2
- Le passage loupé du Galop 1, après un an, en fait on s'est pointées 24h trop tard... Pas d'exam' ! La poisse !
On s'est ensuite rendues compte qu'on n'était pas licenciées  What ? , du coup on a changé de club. On a passé le Galop 1 en stage externe, tranquille !

Les changements, c'est toujours bien ?
Nouveau club, bof, l'équipe n'était vraiment pas sympa, snob, bref on y est restées 3 mois à tout casser !

On dirait !
3e club, là on y est restées 4 ans au moins. Les poneys étaient en troupeau sur 5Ha, avec foin à volonté en toute saison, chacun avec son petit caractère, l'équipe de départ était vraiment accueillante, tout pour bien progresser en s'amusant ! Et c'était le cas, au bout de 2 ans, passage des Galops 2 et 3 avec brio (entre 14 et 20 partout). En reprise, les exercices semblaient "innés", déjà encrés, j'avais les bons réflexes en dressage et à l'obstacle. J'étais un peu la meilleure du groupe, en fait ! Embarassed Passage du Galop 4 l'année d'après, je crois que c'est là que j'ai eu ma meilleure note en dressage, 16/20 contre 14 habituellement. À l'obstacle j'étais " un peu" trainée par un grand cheval que je n'avais jamais monté, je me demande encore comment j'ai pu réussir cette partie, c'était l'horreur à voir, ça partait dans tous les sens. Heureusement le cheval connaissait son boulot et m'a sauvée !

Quoi que...
Changement de monitrice, là ça s'est compliqué, elle était à moitié là pendant les reprises, ne 'nous donnant des conseils qu'au début des exos et après elle nous regardait. Ça va que j'étais assez douée et que je m'en sortais pas trop mal en dressage. On a fait presque que ça toute l'année, du coup le jour de l'exam' de saut, ce qui devait arriver arriva: plantage total, des obstacles "monstrueux" de 75cm alors qu'on avait passé max. 50cm en parcours jusque là... Et le parcours comportait une ligne courbe serrée (2foulees après le virage et il y avait l'obstacle), une ligne avec contrat de foulées, et une spa ! Bien sûr, vu qu'on n'avait jamais bossé ça en cours, je me suis ramassée sur la ligne courbe, 4 dérobades d'affilée, donc adieu Galop 5.

Les pochettes-surprise ou le club à fuir absolument
Nouveau changement de structure, cette fois-ci dans un petit club familial. Hum, comment dire, sympa mais... Côté technique on a vu mieux, les chevaux n'étaient pas dressés, étaient ficelés au sens propre (ficelles attachées à la sangle, passant dans le mors et étant reliées aux petits anneaux du pommeau) sous prétexte qu'ils devaient "être en place", et ne sautaient que si on galopait vite, limite dans un galop de cross. En dessous du rythme on se faisait gueuler dessus: "Avance ! Plus vite ! Des jambes !". Et les chevaux étaient mal, ils en devenaient dangereux, il n'y avait pas une reprise de saut sans refus à un moment, même avec les chevaux " d'expérience". En plus on aurait dit que d'un côté il y avait "les cavalières de concours trop fortes" qu'on mettait sur un piédestal, et de l'autre côté ben... "les autres". Après un an, validation des Galops 5 et 6, mais c'étaient des " Galops pochette-surprise"... Officiellement je les avais, mais mon niveau était identique au Galop 4, voire inférieur, vu qu'en plus on était à 15 par cours on ne progressait pas ! L'année suivante, je me suis fait très peur à l'obstacle, à force d'accumuler les mauvaises expériences (refus répétés, chevaux trop compliqués) à chaque cours. La monitrice n'écoutait pas, ne voyait, ou ne voulait pas voir, ce qu'il se passait. Bon, j'étais bien arrangée, j'ai arrêté en décembre 2014, juste au moment d'acquérir ma Doudouille ! J'ai repris un peu là bas, juste en dressage. Plus question de franchir ne serait-ce qu'une barre au sol, la simple vue ou pensée d'une barre à franchir me faisais limite paniquer ! pale

Retour vers la confiance !
Puis, avec Meloja, j'ai repris les cours dans le tout premier club fréquenté, en dressage uniquement. Mais, voyant que Meloja aimait sauter, je me suis dit que ça serait trop bête de la priver de saut "par ma faute". On s'y est mises toutes les deux, ensemble. D'abord une barre au sol à la maison, on peut dire que j'étais tendue ! Je n'avais plus confiance en rien, ni en moi, ni en Meloja, d'autant plus qu'elle n'avait peut-être jamais sauté de sa vie avant. À ma grande surprise, elle passait sans problème, tout doucement, même au galop où elle était à la limite du trot. À partir de là, on a continué à évoluer. Elle m'a redonné confiance en grande partie, car même si je n'ai plus peur avec elle, au fond je ne me sent pas capable de sauter avec un autre cheval que je ne connaîtrais pas "par cœur ". Et B. aussi m'a bien aidée, elle a compris du premier coup que je m'étais fait peur et elle m'a aidée à reprendre confiance, à mon rythme.

Premières questions
À partir de là, tout s'est bien passé jusqu'à ce que je commence à me poser des questions sur les méthodes d'équitation. En fait ces questionnements ont commencés dans le 4e CE, avec les enrênements à gogo. Est-ce obligé ? N'y a-t-il pas d'autres méthodes ? Plus douces et respectueuses ?

Un choix à faire
Je me suis renseignée, et j'ai découvert l'équitation classique selon les principes de l'école de légèreté. Après avoir lu pas mal de livres (réf à la fin si ça intéresse quelqu'un), j'ai eu la confirmation de mes pensées : on peut très bien dresser un cheval sans employer la force physique ou des enrênements ! Après des semaines de tiraillements entre ma vision et la méthode " globale/allemande/hollandaise", mon choix a été fait: voir une autre méthode correspondant visiblement à mes convictions, et tant pis si c'est considéré comme "hors FFE/FEI".

Références de quelques livres:
" Œuvres complètes" de Nuno Oliveira
"L'équitation classique dans le respect du cheval" d'Anja Beran
"Mains sans jambes" d'Étienne Beudant
"Dérives du dressage moderne: recherche d'une alternative classique" de Philippe Karl

Pfouh, fini le pavé ! Bref, parcours équestre sûrement classique, mais marquant !

_________________
Le cheval léger est une notion aussi vague que celle de la température avant l'invention du thermomètre. G. Le Bon
Faites du cheval un compagnon et non un esclave, vous verrez quel ami extraordinaire il est. N. Oliveira
Délaissez la technique et montez avec votre cœur ! N. Oliveira
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Barya

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 10:42

Hé ben, que de péripéties Razz Tu en as vu des clubs en tout cas...

Bon, à moi !
Donc j'ai commencé vers 6 ans, "Papa, je veux faire du poney". Hop, direction le centre équestre le plus proche, un petit club de tourisme équestre. Tant qu'à faire, mon père s'y est mis aussi, et pour une plus courte durée, mon frangin.
Donc c'était juste de la balade, pas question d'apprendre le trot enlevé ni le galop, on marchait et on trottait, point. J'étais pas super fan, et en plus y avait Pokémon à la télé à l'heure de mon cours (véridique) alors la motivation était parfois pas au top Razz
Mais j'ai quand même découvert plein de trucs, fait un tout petit peu d'attelage, et le moniteur était adorable.

Après ça on a déménagé loiiiin de ce club. J'avais peur de pas retrouver de moniteur aussi sympa, j'étais hyper timide donc c'était pas facile facile. Heureusement j'ai rencontré une copine d'école dont le beau-père était moniteur d'équitation, et qui avait son propre poney donc elle m'a mise sur la ponette, et puis mon père s'est dit que c'était trop bête que je reprenne pas donc roulez jeunesse.
Là j'ai appris le trot enlevé (non mais ce soulagement une fois que j'ai su faire Razz ), j'ai eu mes premiers galops, passé mes premières barres, eu mes premiers coups de coeur évidemment. Je me suis mangé une ou deux gamelles aussi (notamment une mémorable en balade où le poney a fait un écart, je me souviens toujours pas de ce qui s'est passé, j'ai rouvert les yeux j'étais par terre Laughing ).

Je suis passée à double-poney en 2003 après un an à poney là-bas. En 2004, j'ai rencontré l'amour de ma vie (si si), Hawaï. Alors pour résumer c'est la ponette la plus cool du monde Razz Je me suis éclatée avec elle, pendant des années. Y a aussi eu des moments où c'était pas très drôle, notamment parce qu'elle maigrissait facilement et partait régulièrement faire des séjours au pré pour reprendre de l'état, ou parce qu'elle s'est blessée à 2-3 reprises en concours.
J'ai aussi gravi les (tous petits Razz ) échelons des galops, et après m'être presque plantée au galop 3, j'ai commencé à avoir la trouille de les passer (coucou la gamine pas habituée à échouer), ce qui fait qu'aujourd'hui j'ai toujours un misérable g3 Laughing
Moi je me suis aussi plusieurs fois fait peur à l'obstacle sur des gamelles très bêtes, mais qui m'ont suffi à garder une éternelle appréhension devant une barre.
Puis je suis passée à cheval, progressivement. J'ai continué à m'occuper d'Hawaï à chaque fois que je le pouvais, et je la montais de temps en temps (avec le recul c'était complètement con, la ponette n'est pas du tout porteuse et moi je suis beaucoup trop grande et grosse pour elle -_-'). J'ai aussi fait la connaissance de Gargantua, un AQPS qui avait derrière lui une courte carrière de course de plat et une longue carrière de cross, le dos flingué, un caractère de cochon et une santé vacillante (ça va je vends du rêve là ou pas ?). Au début je l'aimais bien mais c'était pas facile facile, c'est un cheval hyper volontaire mais pas évident à cerner.

Parallèlement j'ai commencé à rencontrer des gens (surtout sur internet) et à me renseigner par moi-même, et à me rendre compte que dans mon club a) les chevaux travaillaient trop b) ils travaillaient mal (on nous apprenait très mal la mise sur la main - en gros quand le cheval baissait la tête c'était bien Laughing, on nous faisait sauter sans nous expliquer comment faire les choses proprement, etc etc) c) en plus le logement était pourrave avec des boxes trop petits et des paddocks complètement nazes.
Mais il était hors de question que je parte, à cause d'Hawaï (et sûrement un peu aussi parce que je savais pas où aller, et parce que les moniteurs étaient somme toute très gentils).

En 2009, pour ma dernière année (puisque je rentrais en prépa l'année d'après), je reprends mon inscription à l'année. Un mois plus tard, j'apprends qu'Hawaï, qui a été confiée à un autre club pour l'été, va être vendue à ce même club. Si j'avais su, je pense que je ne me serais pas réinscrite, c'était la goutte d'eau à un moment où je trouvais déjà ce club bien naze.
Gargantua non plus n'était pas revenu de ses "vacances", on m'a expliqué qu'il était tombé malade et qu'il se retapait un peu. Quelques semaines plus tard, il est revenu. Je sais pas s'il s'était retapé, mais en tout cas, ce que j'ai eu sous les yeux ce jour-là, c'était un squelette... Il avait l'oeil triste, le poil dégueulasse, et c'était un cours d'anatomie à lui tout seul.
Donc puisque je n'avais pas grand chose d'autre sur quoi me concentrer, je me suis occupée de lui, toutes les semaines. Je le brossais, l'emmenais brouter quand il a été remis au box. Il perdait ses poils par plaques mais il reprenait le moral et regrossissait.
Quand il a pu reprendre le boulot, je me suis mise à le monter toutes les semaines. Et c'était sûrement ma plus belle expérience dans ce club. Déjà parce que j'avais un cheval qui me connaissait et qui était content de bosser (pendant un temps, j'étais la seule à le monter, donc il bossait une heure par semaine, c'était royal), et aussi parce que je connaissais le cheval par coeur et avais tout le loisir de progresser. J'ai repris confiance à l'obstacle, à un moment il aurait pu m'emmener n'importe où.

Et bref, en juin je l'ai monté une dernière fois (d'ailleurs j'avais fait une séance pourrie, j'étais super en colère contre moi-même Laughing ). Je suis revenue le voir une ou deux fois ensuite pour l'emmener brouter et le panser, et puis ç'a été fini. J'ai quitté ce club, où j'en avais quand même un peu beaucoup bavé, en me promettant de ne plus mettre les pieds dans un club de ma vie.
Après ça, j'ai fait mes deux ans de prépa, eu mon concours, intégré l'école véto. J'ai rencontré ma super pote d'amour C. qui m'a présenté son poney comme une teigne finie, je me suis dit "encore une fille qui va se vanter d'avoir dompté la bêêêête Rolling Eyes ". On n'était jamais trop d'accord mais je disais trop rien pour ne pas la vexer.
Parallèlement je me documentais sur les méthodes d'éducation positive. J'avais aussi Scrimgeour qui me parlait d'éthologie depuis des années. J'étais balancée entre les gens qui, sous l'effet d'une mode, me parlaient d'une équitation soit-disant naturelle qui n'en avait que le nom, mes vieilles convictions un peu trop ancrées, et puis l'envie d'un truc plus respectueux. Je savais pas trop comment combiner tout ça, je trouvais pas ma place et de toute façon, je n'avais de place nulle part puisque je ne montais plus.

Et puis C. a commencé à changer d'attitude avec son poney, elle lui a lâché la grappe, a commencé à chercher un terrain d'entente avec lui, et on a commencé à vraiment discuter de ses méthodes, et finalement elle était pas si bête cette fille hein Razz Elle s'est mise à l'équitation western, et m'a un peu emmenée dans le truc en m'en parlant.
En début de troisième année, elle m'a proposé qu'on fasse un stage toutes les deux en Floride, dans un refuge pour chevaux où ils travaillent un peu leurs animaux aussi. Je l'ai suivie un peu dubitative. On est parties toutes les deux et j'ai appris les bases du western là-bas. J'étais pas d'accord avec tout (notamment, ils sont complètement opposé à l'utilisation du renforcement positif là-bas Rolling Eyes ), mais j'ai retrouvé les sensations, je me suis souvenu de tout. Et après avoir pleuré pendant 12h dans l'avion du retour, je me suis promis de ne plus m'éloigner des chevaux.

Et donc me voilà, à la rentrée dernière, en train de chercher une DP avec mon misérable G3 et mes convictions et exigences bien trop élevées pour mon niveau. Je trouvais rien de très probant, jusqu'à ce message mythique de C. sur mon répondeur : "Mathiiiilde je t'ai trouvé une DP !" Laughing C'était un certain trotteur de 4 ans, récupéré à l'école véto. Rencontre avec la proprio, très ouverte d'esprit et prête à me laisser faire les choses à ma sauce. Pas un énorme coup de coeur pour le cheval, la séance se passe pas hyper bien, j'ai du mal à trouver ma place mais allons-y. Et en fait je suis tombée sur le cheval le plus gentil du monde, avec plein de problèmes à résoudre et de réflexions éthiques tout comme j'aime.

Et donc après un an de DP j'ai bien avancé, je sais beaucoup plus ce que je veux, je sais que ça se rapproche de l'équitation western et de l'éthologie, je sais que le classique c'est plus du tout pour moi, et probablement aussi je sais qu'un jour je récupérerai un trotteur avant qu'il parte à l'abattoir parce que les trotteurs c'est trop cool Razz


(non c'est pas moi j'ai pas pondu un roman)
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Agnès

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 11:35

Et ben, vous n'etes pas toujours bien tombée dans des clubs les plus agréables :s

Mes débuts
Alors moi j'ai commencé par faire quelques stages avec ma soeur, je n'étais pas vraiment hyper à l'aise ni très rassurée surtout au galop lol.
Et un jour j'ai quand meme voulu m'inscrire en club, celui du dernier stage.
J'étais dans un cours g2-3 bien sympa, j'ai eu les premières chutes (dans une énorme flaque d'eau lol), premiers concours par toujours bien brillants non plus.

2nd club : 2 profs
Ensuite, on a déménagé, et j'ai trouvé un autre club avec une première mono, j'ai du réapprendre certaines choses, un peu découragée parfois, mais prof bien agréable qui me mettait les chevaux que j'aimais bien, et assez rapidement des plus délicats car je ne me laissais pas trop impressionnée ni faire.
Ce qui m'a valu une chute avec petite fracture d'un os juste en dessous de l'épaule.
Et on a repris ensuite, toujours de manière agréable.
Puis elle est partie pour créer son écurie dans un autre département, j'ai donc eu une autre prof.
Les débuts n'ont pas été hyper faciles, car à la base je devais monter d'un niveau ca ne s'était pas fait, pas toujours très agréable dans la façon de dire les choses, j'avais souvent les chevaux que je n'appréciait pas trop. Puis après quelques mois ca s'est décanté, j'ai pu changer de cours, ca allait pas trop mal.
Je me suis malgré tout un jour fait bien peur en saut, elle a su me laisser du temps et me remettre des chevaux en qui j'avais confiance pour me remettre d'aplomb et me pousser le jour où il le fallait pour passer un cap.
Y'a eu des supers séances, et puis parfois j'avais des chevaux un peu trop délicats et ca ne se passait pas toujours super bien. Malgré tout j'aimais beaucoup filer des coups de main au club, et elle me faisait monter en plus de temps en à autre.
Et la dernière année, j'avais 2 mois de vacances en mai juin, donc j'allais aider tous les jours, et elle me faisait monter tous les jours aussi en échange, soit des chevaux sortis du débourrage, soit des poney, ou alors aussi en cours, c'était vraiment top, j'ai beaucoup appris ces 2 mois.
Puis j'ai déménagé après ça.
Mais dans l'ensemble j'aime beaucoup ce club, j'ai pu apprendre avec de très bonnes bases en dressage/saut, en ayant monter vraiment tous types de chevaux, et malgré les petits mauvais coups que j'ai eu, je ne regrette pas, c'était aussi formateur.

Du changement : autre club, 1ère DP
Arrivée à Lyon, j'ai trouvé un petit club, redoublant ma P1 je ne pouvais pas trop monter régulièrement, surtout que je passais mon permis en même temps, ça m'allait bien. Puis à la fin de cette année, ma prof m'a laissé en "DP" un trotteur à rebosser après un arret suite à une piro, que j'ai gardé pendant 2 ans, tout en montant d'autres chevaux de temps à autres. Et elle me faisait aussi monter les "chevaux à problèmes" de temps à autre. J'ai beaucoup appris à m'occuper d'un cheval comme ça régulièrement sur du plus long terme, et le cheval s'est aussi métamorphosé, mais ca m'a valu aussi quelques frayeurs en saut :s
Puis après ca s'est un peu gaté dans ce club, les filles avec qui je montais sont parties, j'étais celle qui avait le meilleur niveau du club, je me suis vite ennuyée en cours, je cherchais donc une autre DP.

Le début des DP, et des changements
Je suis tombée sur une super jument de proprio SF (Paq) que j'ai adoré, vraiment. Je n'ai pu m'en occuper que 4-5 mois car sa proprio la vendu, ça m'a vraiment déchiré le coeur, mais j'étais en 4ème année de pharma, je ne savais pas trop le temps que j'allais avoir (la plus grosse année à la fac), il m'a fallu du temps pour accuser le coup.

Entre d'autres essais de DP qui n'étaient pas concluants, puis un jour la proprio de l'écurie où était cette jument (jumulée au club où je montais) m'a dit qu'une proprio cherchait quelqu'un pour sortir en balade avec elle.
Je l'avais déja croisée un peu, je me suis dit pourquoi pas, j'ai vite accroché autant avec la proprio que le cheval, que je pouvais grosso modo monter comme je voulais sauf le jour de l'entrainement de HB. Au début je n'y allais pas trop, puis après j'ai pu m'en occuper plus, j'épargnerais les périodes où je n'ai pas trop pu le monter car la copine du proprio qui le montait en Hb s'en mêlait.
On a eu deux gros accidents à 2 ans d'intervalles en balade (problème avec des clotures en fil de fer à 50cm du sol ... et la jument et la proprio (et moi aussi) qui avons failli se noyer dans 10cm d'eau en plein hiver ...), puis il s'est fait tapé au pré et a été arreté assez longtemps, malgré tout j'y allais tous les jours pour le faire brouter, et ensuite entamer sa (longue) rééducation. Je montais de temps à autre sa jument aussi sur le plat.
Ca s'était de ma 4ème à 6ème année de pharma.

2 autres clubs - de passage -
En 5ème année de pharma, j'ai aussi monté dans un autre club plus technique dans un cours adulte, c'était sympa bonne ambiance, on bossait pas mal en dressage, mais au bout d'un moment j'en ai eu marre parce qu'on faisait trop souvent la meme chose en dressage. Mais ca été bien formateur aussi.
Et en meme temps j'avais pris une carte de 10 cours dans le club de Marine (ODL), bien sympa aussi, ca m'a permis de voir autre chose. J'ai aussi beaucoup appris là.


La concrétisation de tout ça
Et puis donc à la fin de mes études, je me suis donc acheté Othello (j'avais toujours dit que à la fin de mes études, boulot trouvé je m'acheterais un cheval), après avoir passé une année quasi à pied entre la blessure de Pézé, les faux bons, et tout, et surtout de la balade, un peu de plat/saut histoire de pas trop perdre.
Et ensuite l'histoire vous la connaissez (cf son JDB), je l'ai acheté pour faire des concours en saut et dressage, ce qu'on fait, et pleins de balades.
J'apprends énormément, j'ai une super coach, qui me fait monter depuis cette année ses chevaux de commerce (de dressage, des allemands). J'ai fait donc des progrès de fou, j'apprends énormément, et c'est ce que je voulais/que j'ai attendu des années.


Et pour le futur
Je sais que pour le futur, je reverais d'un cheval avec plus de capacités en dressage mais aussi en saut, je me tournerai peut etre vers un allemand le jour où je franchirai le pas d'un 2nd cheval.
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DressLove

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 11:53

Woah, les bons clubs sont rares on dirait ! Sad Pour les convictions et exigences soit disant trop élevées pour le niveau, franchement je me dis qu'il vaut mieux avoir le courage de se remettre en question/se réorienter le plus tôt possible, pour justement éviter de ramer et de se torturer l'esprit pendant des années avec une équitation qui ne nous convient pas ! Donc, en gros, bravo pour ton courage ! Very Happy

Edit, je rajoute un pavé au monument précédent :
Dans le "club-ficelles", il y avait un cheval qui était dénigré car " moche et raide", Ionis. Il avait eu un sale passé (garrot sûrement abimé, nuque "cassée", rein faible), personne n'arrivait à faire quelque chose en dressage s'il n'était pas coincé dans les ficelles... Je l'ai pris en DP, et je me suis donné le défi de dérouler la reprise du Galop 6 avec lui, sans les ficelles. Donc d'abord on a fait connaissance tranquillement, lui qui avait un caractère de cochon arthrosé et le regard vide a commencé à s'éveiller, il venait quand j'allais le chercher au lieu de charger comme une brute, il avait presque hâte aussi que je l'emmène au manège pour travailler à pied ou monté ! Il prenait son mors sans faire d'histoire, ne bougeait plus au pansage ni au montoir, et commençait à apprécier les humains. Le jour de la reprise du G6, je l'ai monté avec ficelles réglées très lâches (elles servaient à rien comme ça), et il a juste très bien déroulé, il se posait de temps en temps (habituellement tronche en l'air contre la main) ! Défi réussi, on a eu 14/20. Après la DP, il est devenu le chouchou des cavaliers. Sauf que... Étant en club, il était monté par tous les niveaux, et la porte à la régression était grande ouverte ! Chaque semaine, je le montais donc en dressage, il m'était attribué à chaque cours, et ma sœur le prenait à l'obstacle (elle était la seule à arriver à lui faire sauter les soubassements !). Les cavaliers et les monitrices disaient qu'il était beau à voir, qu'il avait bien progressé en relation vis-à-vis des humains !
Je me rappelle du dernier cours avec lui, avant d'arrêter. En dressage, on devait faire des croise-papattes (demi volte et cession sur la diagonale, CEED). Ma mono doutait que j'arrive à faire quelque chose avec les ficelles réglées lâches surtout qu'au début de la leçon Yo-Yo était le nez en l'air. Mais plus l'heure avançait, plus il se décontractait. On a bien galéré avec les CEED, pendant 10 minutes on est restés au pas pour bien enregistrer le geste, puis on est passés au trot. Là, magique: j'ai placé mes aides, il se préparait, et au moment d'y aller, il a suffit que je presse légèrement ma jambe et que je décale mon poids dans le sens du mouvement pour qu'il exécute très bien la figure, rond, léger, calme, décontracté, la nuque pas cassée. La monitrice était stupéfaite ! Après, j'ai presque pleuré tellement j'étais contente de lui, et j'ai eu du mal à partir ce jour-là.
Mais malheureusement, depuis que je ne m'en occupe plus, il a à nouveau sombré et est redevenu un "vieux cheval triste, maigre et résigné". Je m'en suis rendue compte en revenant un jour voir ma sœur qui le montait. Il avait son regard vide, et les cavaliers disaient qu'il " était encore méchant ". Il avait recommencé à charger au paddock, à refuser les sous-bassements, bref, retour à la case départ, voire pire... Je suis partie définitivement, dès que je le voyais j'avais envie de pleurer, autant arrêter de s'infliger ça.

Agnès, la veine, direct tu tombes sur des bons clubs !

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Le cheval léger est une notion aussi vague que celle de la température avant l'invention du thermomètre. G. Le Bon
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Délaissez la technique et montez avec votre cœur ! N. Oliveira
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Agnès

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 12:03

Bien pour Yoyo !

Oui j'ai eu de la chance de trouver des clubs qui correspondaient à mes attentes du moment, et malgré tout je n'ai pas hésité à partir quand cela ne me convenait plus.
Chapeau Barya en tout cas Smile

J'ai pu monter vraiment de tout, mais je n'ai pas tout détaillé, mais y'a plusieurs chevaux dans mon 2nd club qui m'ont vraiment marqué et dont je me souviendrais !
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A&A



Localisation : Alsace

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 12:14

Sympa de connaître l'historique des membres Smile

Alors, quant à moi, on avait notre meilleure amie Cécile (on = ma soeur Alysée et moi) qui rêvait de faire de l'équitation et puis un jour, où on avait payé dix francs pour faire un tour en main dans une fête quelconque en été avec elle, elle nous a mit en tête que si on demandait toutes les trois à faire du cheval dans ce club-là en disant "les parents de la copine ont dit oui pour elle", ça passerait sûrement. Et effectivement, on s'est retrouvée toutes les trois inscrites en reprise dans ledit club en septembre. On avait toutes les trois douze ans. Donc, le poney, ça m'est vraiment tombé dessus par hasard ! Avec ma soeur, on a adorait les animaux, mais on n'était pas du tout intéressées par les chevaux : en fait, on se passionnait pour les chiens (on lisait 30 Millions d'Amis et Atout chien, Cyno Mag... Bref, la presse spécialisée, qu'on a arrêté pour Cheval Magazine, Pratique, Santé... Changement de passion Wink ).

C'était un chouette petit club, box + pré, pas beaucoup de chevaux, quelques shetlands. Ils étaient spécialisés autrefois dans la voltige mais n'avaient plus aucun cours dédié faute de public. Ils faisaient énormément de balades. On a monté quatre séances à shetlands pour avoir les bases (ce qui nous avait permis tout de même de déjà faire du galop) et ensuite, on est passé à cheval. C'était un club où on tournait pas mal en rond, le gars n'était même pas dans le manège. Au début, des jeunes de notre âge nous donnait des indications et puis lorsque ça roulait, il n'y avait plus personne avec nous et il venait juste dire "vous pouvez prendre le trot", "vous pouvez prendre le galop". La séance ressemblait donc à une détente individuelle d'une heure. Nous étions juste nous trois dans le cours.

Par contre, on se tapait dix minutes de trot assis à chaque séance et nous avions appris le trot assis avant le trot enlevé, et je sais que ça m'a vraiment aidé dès le départ. Et on montait notamment deux frisons magnifiques et super sympa, dont l'un avait des super papiers et dont je parlais encore tout à l'heure à la présidente de l'association française des chevaux frisons car elle l'a connu et c'est vrai qu'il avait de superbes qualités pour sa race. Dans l'ensemble, ils avaient beaucoup de bons chevaux très sympas mais vieillissants.

Bref, après une année scolaire, on tournait un peu en rond mais il nous avait assuré qu'à partir de septembre prochain, on pourrait commencer les balades (et donc balades chaque semaine à peu près). Sauf que mon papa a toujours adoré les chevaux, il rêvait d'en avoir un à lui car il montait un peu quand il était gamin, donc l'été il nous a offert à chacune un cheval, feu Câline et Fly Fari qui est toujours parmi nous. Et on a commencé à monter seules, à la maison, uniquement en balade. Ils nous ont énormément appris car aucun des deux n'était facile. Fly embarquait, paddoquait à plusieurs km de son pré, était peureux comme tout, faisait des demi-tours, choisissait lui-même ses chemins. Mais il n'était pas vicieux du tout et même s'il était clairement dangereux, on ne tombait quasiemnt jamais de lui. Câline, par contre, dès qu'on était un peu déséquilibrée, hop ! Elle levait le cul et on était par terre ! Au moins une fois à chaque séance, la garce ! Mais elle était mimi à part ça et se laissait toujours attraper facilement. Elle ne savait pas galoper et on n'a jamais réussit à lui apprendre à sauter quoi que ce soit (comme elle était aussi attelée, on suppose qu'on lui avait interdit de le faire) et si on avait un bâton ou une cravache à la main, on ne l'approchait plus ; à cheval, elle paniquait immédiatement et partait ventre à terre. Son ancien propriétaire était un vieux marchand de chevaux (qui est parti avant elle d'ailleurs) avec des méthodes d'anciens... Un an après, il voulait nous racheter les deux au double du prix qu'on les avait achetés Very Happy

C'est à la période où on les a acheté que je me suis inscrite sur ce forum (enfin, son ancêtre quoi Wink ). Il a 17 ans de cela. J'avais aussi trouvé une correspondante dans un Cheval Pratique qui a jalonné mon parcours équestre pendant toute mon adolescence. Et puis les magazines (surtout Cheval Mag puis Cheval Santé, mais pas que), Internet... On ne montait plus en club mais on a acquis toute la connaissance théorique, et la connaissance du cheval, celle qu'on n'enseigne pas en reprise.

Notre amie Cécile a arrêté l'équitation un an après cela puisque ce n'était plus pareil sans les copines. Je crois qu'elle n'a jamais repris. Le centre équestre a fait faillite deux ans après : tous les cavaliers de chez eux faisaient comme nous (c'est-à-dire acheter des chevaux une fois qu'ils avaient les bases et les mettre à la maison pour faire de la balade) ou comme elle (arrêter complètement).

Quant à Alysée et moi,  dans l'ensemble, on a très peu monté en club et souvent sur des périodes courtes, maxi une année scolaire avant de refaire une pause. On a ensuite eu un parcours quelque peu différent à partir de l'âge adulte donc je vais parler de moi : j'ai toujours Fly Fari qui est en retraite au pré avec les chevaux de ma soeur, Taïga et Fantaisie. Il a 21 ans mais une fourbure de l'antérieur droit lié à une grosse blessure de l'antérieur gauche il y a quelques années qui le fait fréquemment boiter. De toute façon, je n'ai pas le temps de monter.

Quand je n'étais pas encore maman, on avait pris à deux reprises avec Alysée des chevaux à travailler puis revendre : Didjeridoo, un PS dont nous avions rencontré la propriétaire sur le forum et Kelly, une croisée anglo-arabe.

J'ai fais des études d'ostéopathie animale, donc je vis ma passion des chevaux par procuration pour le moment puisque je suis ostéopathe pour chiens, chats et chevaux principalement.

Comme je suis maman solo, je n'ai pas le temps et puis je préfère consacrer mon budget, je l'avoue, à mes enfants. Eléa s'est fait peur suite à une très mauvaise expérience l'été passé dans un stage d'une semaine dans un club usine où elle s'est retrouvée avec des filles de douze ans galop 1 (elle en avait quatre et c'était un stage d'initiation), à dix dans un manège, et où elle est tombée trois fois dont deux fois le même jour (deux fois parce que tous les poneys ont embarqués et une fois parce qu'un poney a tapé le sien). Bref, un vrai carnage, et pour le moment elle a une peur bleue de remonter à cheval alors qu'avant, je louais des poneys et on partait en balade et ça se passait bien. Ca me fait mal au coeur parce que si elle ne s'intéressait pas aux chevaux, je le vivrais bien mais je sais qu'elle en rêve mais qu'elle a peur, c'est ça qui me chagrine. Mais je ne vais pas la brusquer, au début je devais l'inscrire en club à la rentrée de septembre dernier mais j'ai préféré laisser tomber car elle en pleurait, alors qu'un mois avant c'était le plus beau cadeau qu'on puisse lui faire. Mais elle a encore le temps pour s'y mettre ! Mila, la plus jeune qui vient d'avoir trois ans, me tanne pour s'inscrire au poney club, elle, et je la verrai bien en voltige. On a un très bon club alsacien qui les prend à trois ans dans cette discipline mais c'est un peu de route et à l'âge-là, aller au plus proche est peut-être préférable. Je n'ai jamais pris le temps de le faire monter en louant des poneys, elle, par contre, mais elle en rêve.


Dernière édition par A&A le Jeu 14 Juil - 13:01, édité 1 fois
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Barya

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 12:35

DressLove, tu as dû être tellement dégoûtée pour Yoyo... En tout cas ton histoire de ficelles me fait complètement halluciner Neutral

Agnès c'est cool tes histoires de club, je sais pas si tu as eu du bol ou si c'est DressLove et moi qui en avons manqué Laughing
Cela dit j'ai noirci le tableau mais mon moniteur était hyper cool avec moi au moins, il me laissait faire les choses à ma sauce très souvent (je me souviens de cette fois mémorable où il a voulu me faire monter en RA et où j'ai refusé, parce que Gargantua n'en avait pas certainement pas besoin). Parfois il évitait de redonner le cheval que je montais dans la reprise d'après pour que je puisse passer du temps avec. Bref il était hyper cool et clairement il a été gêné de m'annoncer qu'il vendait Hawaï (déjà il me l'a dit, c'était pas évident qu'il le fasse). Mais ça n'empêche pas que les chevaux enchaînaient parfois 4h d'affilée et qu'il y avait zéro éducation du cavalier à pied et sur le bien-être du cheval...

A&A j'espère que tu pourras vivre pleinement ta passion avec tes deux filles un jour I love you
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Agnès

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 13:24

A&A, je pensais que tu avais commencé plus tot que ça ! On a commencé le cheval au meme age.
J'espère qu'Eléa passera au dela de sa peur, et que tu pourras vivre pleins de choses autour du cheval avec tes deux filles !
Tes études d'ostéopathie ont du aussi beaucoup d'apprendre. Je sais qu'à force j'arrive à déterminer les blocages simples de la colonne après le garrot jusqu'à la queue, et le reste savoir un peu quand ça cloche meme sans pouvoir déterminer exactement d'où ça vient, c'est quelque chose que j'aimerais tellement pouvoir approfondir tant en théorie qu'en pratique, parce que pour moi c'est vraiment lié à toute la pratique de l'équitation surtout quand on commence à en demander un peu plus.
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Scrimgeour

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 13:51

C'est super intéressant de lire tous ces parcours différents. Ce qui est marrant, c'est de voir comme il y a des moments précis qui nous font vachement évoluer Smile.

Du coup je vais essayer de raconter un peu ce qui s'est passé pour moi, même si quelqu'un a déjà spoilé un peu (rien qu'un tout petit peu) (coucou Barya Hi ! ).



Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours voulu faire de l'équitation, toujours aimé les chevaux. Je crois que c'est parce qu'une cousine en faisait mais je me souviens pas d'avoir eu un déclic ou quoi, ça a toujours été là. Comme mes parents étaient trop pauvres pour nous inscrire, ma sœur et moi, en club (parce qu'elle voulait aussi faire de l'équitation), j'ai du attendre l'âge de 11 ans pour me mettre en selle pour la première fois. J'avais fait un genre de stage de poney un été, grâce au centre aéré de mon village. C'était dans un centre équestre dans la sud de la Drôme. Je n'en ai pas gardé un souvenir mémorable, je me souviens juste du directeur et moniteur du centre qui était un cinquantenaire super sympa et amoureux de ses chevaux. Les premières choses que j'ai apprises là-bas, c'était qu'il ne faut jamais être violent avec un cheval, parce qu'il nous rend service en nous acceptant sur son dos. C'est une idée qui me suivra pendant toute ma vie équestre.

Je suis retournée une semaine dans ce centre équestre, l'été suivant, pour un stage (le centre était dans un gîte mais les chevaux ne travaillaient que l'été). C'était pas dans le contexte du centre aéré donc on était peu nombreux, c'était hyper bien, j'ai fait mon premier galop et mes premiers sauts. Mes premières chutes, aussi. J'oublierai jamais les chevaux que j'ai rencontré là-bas, c'était vraiment un endroit à part, super paisible.

Quelques années plus tard, mes parents ont enfin pu nous inscrire dans un club \o/ . À l'époque, on vivait dans un endroit où les clubs étaient plutôt rares. On a donc atterri dans un club-usine. Les moniteurs étaient sympas et les chevaux plutôt bien traités, mais ça restait un gros club axé compétition. Je n'ai pas un énorme souvenir de cet endroit, je me rappelle de quelques chevaux auxquels j'étais très attachée mais j'y ai surtout passé une année à apprendre les bases de l'équitation. Les deux années suivantes, je les ai passées dans un autre centre équestre. Là-bas, j'ai pas mal progressé techniquement, j'ai du y passer mes trois premiers galops. Mais là encore, l'aspect concours me plaisait moyennement, les chevaux étaient bien traités mais je n'aimais pas trop la façon dont les gens les percevaient.

Cet été-là, on a déménagé. Ça a été un déchirement de quitter ces chevaux, certains avaient vraiment une place particulière dans mon cœur. Mais comme je ne m'y sentais pas spécialement bien et que je n'y avais pas d'ami, je n'ai jamais regretté. Dans notre nouveau village, il y avait un centre équestre. Comme je voulais absolument pas arrêter l'équitation, je m'y suis inscrite dès la rentrée. C'était un endroit vraiment particulier et je ne savais pas, à l'époque, qu'il allait changer beaucoup de choses pour moi.

Ma première séance là-bas m'a vraiment marquée : on m'a demandé de garder les rênes longues (?), de demander les transitions avec la voix, et on m'a donné un sucre pour le cheval à la fin. Le cheval, c'était Hannibal, un trotteur x appa, grand tâchu un peu dégingandé. Il avait des allures assez spéciales, rapport qu'il était à moitié trotteur et super grand, mais il était vraiment sympa. Genre je pouvais marcher rênes longues et il restait quand même sur la piste. Les séances suivantes, j'ai découvert d'autres chevaux et à chaque fois, ma monitrice m'expliquait ses particularités. C'était la première fois que je vivais ça dans un club.

J'ai passé deux années à remettre en question tout ce que j'avais appris jusqu'alors (techniquement, surtout : monter avec l'assiette et la voix, sans les mains ni les jambes). On faisait aussi beaucoup de balades et du PTV, et ça c'était trop chouette. C'était vraiment une super expérience pour moi, j'avais trouvé ce club totalement par hasard et en fait, il correspondait exactement à mes attentes. Les chevaux vivaient au pré à l'année, en troupeau (constitués de manière très réfléchie), tout était fait pour qu'on monte chaque cheval en fonction de sa personnalité et de son vécu, les moniteurs n'hésitaient pas à reprendre un cavalier injuste avec son cheval, on nous apprenait à les écouter et à les respecter. Le club a un peu évolué quand j'y étais, rapidement, on a commencé nos séances par du travail à pied. C'était plutôt orienté équitation éthologique, mais ils ne sont jamais vraiment tombé dans le piège non plus (même si j'ai pu y passer mon premier savoir \o/). J'ai appris des milliards de choses sur les chevaux, là-bas, j'ai appris à les comprendre et, surtout, à me remettre en question : ma monitrice m'a toujours dit que le cheval est ce qu'on en fait. J'ai pas beaucoup progressé techniquement, mais je m'en fichais.

J'ai aussi eu mon seul et unique coup de foudre équestre. Hannibal était un cheval vraiment particulier. Son apparence, déjà (il était alezan léopard) et puis son caractère surtout. Il n'aimait personne, ni les humains, ni les autres chevaux. Sous la selle, c'était un super cheval, il savait tout faire et j'ai beaucoup appris avec lui. Au box, c'était une autre histoire. Au bout de quelques années, il avait fini par me tolérer, parfois il était pas content mais il ne cherchait plus à me virer. J'aimais vraiment beaucoup ce cheval, et son départ du club m'a brisé le cœur.

La dernière année là-bas, ma monitrice estimait que j'étais capable de monter des chevaux un peu verts. C'était cool, j'ai arrêté d'apprendre à monter à cheval pour commencer à apprendre à leur apprendre des trucs. J'ai vraiment aimé cette période, ça reste ma meilleure expérience équestre. J'ai pu me remettre du départ d'Hannibal grâce à Royal. C'était un haflinger PP super beau (une gravure, j'vous jure) mais très couillon. Ses proprios n'avaient jamais réussi à le vendre donc il a fini, à l'âge de 5 ans, à peine débourré, à être monté dans les reprises. Je me suis éclaté avec ce cheval, il était tellement joueur et volontaire que n'importe quel exercice était une épreuve super plaisante. On a fait beaucoup de travail à pied alors qu'il commençait de zéro. En selle, il savait même pas tenir sur la piste. Après avoir arrêté pour mes études, je retournais parfois au club et j'étais forcément un peu fière de lui, de voir qu'il était devenu un cheval très sympa et très sage. Il n'a jamais arrêté ses enfantillages (genre essayer de bouffer ses brosses, jouer avec le fil du paddock - ça fait comme une guitare géante pour lui, je suppose - essayer de gruger un deuxième sucre à la fin de la séance). En une phrase, Royal m'a enseigné autant de choses que je lui en ai apprises.


Bon, ce post est déjà beaucoup trop long. Le club a fermé aujourd'hui et la plupart des chevaux sont partis loin (je ne reverrai donc plus jamais Royal :/ ). Je revois encore ma monitrice de temps en temps, je serai reconnaissante toute ma vie pour tout ce qu'elle m'a enseigné, sur les chevaux et aussi sur moi.
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Earl

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 14:45

Dans l'ensemble c'est quand même triste la difficulté à trouver un bon club :/ Mais c'est une super idée ce post, même si à force de traîner sur le forum on connaît le parcours de pas mal de personnes, c'est sympa de les avoir en entier (et d'en découvrir d'autres !).


Personnellement, je n'ai pas un parcours très original Smile

Première séance : une copine passionnée de chevaux était venue avec moi chez mes grands-parents et un manège avait ouvert pas loin. On est allées voir et on a eu droit à une séance gratuite (quand j'y pense, c'est tellement improbable ^^). Je n'ai fait que du pas tenue en longe, mais j'ai adoré Very Happy

Premier club : Mes parents ont accepté de me payer quelques balades dans un autre club pendant l'été et à la rentrée (j'entrais en sixième), j'ai eu le droit de faire des cours d'équitation, dans un troisième club !
Clairement, le club avait pleins de défauts, mais ça restera toujours un peu mon club de coeur. J'y suis restée 7 ans (collège + lycée) et j'ai appris tellement là-bas... J'ai surtout eu deux profs, un moniteur et une instructrice, qui m'ont vraiment formé aux méthodes d'équitation très classiques mais "intelligentes" je trouve. Enfin on aime ou on n'aime pas évidemment, mais j'ai toujours eu la sensation qu'on m'expliquait le pourquoi du comment. J'ai passé mes 7 galops en 7 ans, la progression était assez fulgurante : j'étais très motivée, les chevaux étaient excellents et les profs très bons Smile Et par ailleurs, j'avais trouvé une DP et je montais quasiment quotidiennement... autant dire que j'étais vraiment tout le temps fourrée là-bas.

Première DP : Lorsque j'ai eu mon G5, mon moniteur m'a demandé de sortir une ponette de propriétaire. C'est comme ça qu'Earl Grey est entrée dans ma vie cheers Sa proprio me l'a laissée à monter pendant 3 ans, c'était génial <3

Deuxième DP : Je suis partie faire mes études donc j'ai dû changer de club et Earl Grey a changé d'écurie, je ne pouvais donc plus la monter. J'ai cherché une DP dans ma nouvelle ville et j'ai rencontré Mantequilla dont - sans me vanter Razz - les péripéties resteront probablement dans les annales de l'ancien forum ^^ 5 ans de DP avec des hauts et des bas, mais de belles tranches de rigolades qui sont allées avec. En tout cas cette DP m'a fait sortir du système club, être plus autonome et même si j'ai beaucoup perdu en niveau, j'ai gagné de belles expériences.

Deuxième club : parallèlement à cette DP, je me suis mise à monter dans un autre club de temps en temps quand je rentrais chez mes parents. Un club à l'inverse du gros club "usine" d'où je venais : 4 chevaux, une monitrice pas propriétaire de ses écuries, des chevaux de niveau moyen, une ambiance ultra chaleureuse, un suivi des chevaux en terme de soins au top (forcément avec 4, vaut mieux éviter que l'un ait des soucis Rolling Eyes ), des chevaux vivant en troupeau au pré... Je n'ai pas monté beaucoup là-bas, mais ça m'a permis de voir que même si j'avais adoré mon ancien club, je ne pourrais pas retourner dans cette ambiance !

La pause forcée : ou plutôt les pauses forcées... Des mois passés à l'étranger (Turquie et Israël) et deux ans à Paris ont été autant de moment où j'ai dû laisser l'équitation de côté, à grand regret ! Je ne sais pas si ça m'a apporté beaucoup dans mon parcours à part de belles courbatures lors de ma reprise du cheval Rolling Eyes

3ème DP : en revenant dans la région grenobloise, j'ai décidé de reprendre une DP. J'ai essayé une jument et gros coup de coeur ! C'était Amour, dont les aventures peuvent être suivies dans le topic dédié Very Happy
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ptitegrenouille

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Localisation : Le pays de la lavande et des moutons

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 15:35

Je confirme Alice, les frasques de Maté resteront dans les annales  Very Happy

De mon côté, selon mes parents j'ai toujours voulu faire du poney (au grand désespoir de ma mère). Mon papa m'a vite fait faire des balades en main petite. Apparemment, à 4 ans j'étais folle amoureuse d'un double poney noir immense à côté de moi, et je ne voulais le monter que lui. Je crois que ma mère "reprochera" toujours à mon père de m'avoir cédé. 

Entre 6 et 10 ans je faisais surtout des semaines de stage pendant les vacances, je crois que mes parents n'avaient pas envie de passer leurs samedi dans les CE (et je les comprend, en même temps, ils l'ont fait après...) et puis au niveau organisation c'était très compliqué. L'année où j'ai commencé à monter régulièrement à poney, j'ai eu mon"accident" au genou. J'ai donc connu ma première vraie grosse pause le temps d'avoir le droit de monter de nouveau. Je pense qu'à ce moment là, le fait de me dire que je pourrais monter à cheval quand mon genou irait mieux m'a énormément aidé. Il m'a fallut 2 ans pour récupérer la mobilité et j'ai commencé à monter en club pour de vrai. Je n'ai jamais été branchée concours, gros club. Du coup j'avais trouvé un petit club bien sympa, juste à côté de chez moi où on riait beaucoup. Je ne me rappelle pas du tout de la qualité d'enseignement, je pense qu'à l'époque, j'étais tellement gênée par mon genou, que ça m'importait peu. Malheureusement, le club a fermé. 
Je suis alors allée monter dans une "écurie" (en fait on a découvert longtemps après que rien n'était déclaré), élevage de Merens. J'étais avec 2 ados de mon âge, on a fait énormément de "bêtises" et c'était trop chouette. Bon par contre, avec le recul, on a fait des trucs vraiment dangereux, mais j'en garde de super souvenirs. C'est là où j'ai connu mon premier amour poneytesque "Charlie". Un espagnol gris, totalement timbré, avec un carafon phénoménal mais avec qui je m'entendais vraiment bien. Ca m'a vraiment fait beaucoup de mal de le quitter et je crois que c'est là que mes parents ont réalisé que c'était vraiment un équilibre pour moi les chevaux.
Ensuite j'ai trouvé un autre super club, c'était vraiment génial, un club où on montait que des chevaux verts, un petit élevage de merens encore, dans un grand domaine au milieu des vignes. J'adorais mon moniteur et ma monitrice, c'était surement mes meilleurs souvenirs de club. J'ai rencontré Jerricho. Un petit apaloo qui ressemblait à rien et qui mettait tout le monde par terre (sauf moi faut croire). Je l'ai monté par hasard après que sa cavalière attitrée soit tombée 3 fois dans la même heure de cours et ça a été l'amour fou. J'étais vraiment trop fière de voir que petit à petit il progressait et au final il faisait les balades débutants. J'y étais pas pour grand chose, je pense surtout qu'il avait réussi à s'épanouir, mais dans ma tête d'ado j'avais l'impression d'avoir gagné les JO. Manque de bol, le club voulait rester petit, le propriétaire voulait agrandir, ils ont viré la gérante et ont changé l'orientation du club. Mes parents ont vraiment réfléchis à l'éventualité d'acheter Jerricho et ils ne l'ont pas fait et je pense qu'ils ont pris la meilleure décision du monde même si ça a été une seconde grande déception. J'ai continué à monter un peu là bas, mais je ne m'entendais pas du tout avec le moniteur. Il me mettait de côté parce qu'avec mon genou j'étais limitée et qu'en plus je ne voulais pas sortir en concours. Un jour j'ai fait une grosse chute d'un jeune merens et je me suis fait une grosse entorse des cervicales et je ne suis plus jamais retournée là bas.

A la suite de ça, j'ai eu 6 mois de repos forcé, puis ma mère refusait que je reprenne le poney. Elle a toujours eu peur des chevaux, du coup quand elle m'a vu descendre du camion de pompiers dans la coquille elle a vu ma dernière heure arrivée.
Finalement, avec mon père (oui toujours lui dans les bons coups), on est allé voir une écurie de proprio dans mon village. Ils avaient un cheval à prendre en DP c'est là où j'ai connu Kantor le dernier dinosaure  (et que je suis arrivée sur CM je crois). J'ai beaucoup appris avec lui, notamment à être proprio, même si j'avais pas le niveau équestre pour bosser un cheval seule. Finalement les écuries ont été vendues, Kantor également. J'ai pleuré pendant longtemps, puis j'ai dis à mes parents que mon objectif dans la vie c'était d'avoir un jour mon cheval dans mon jardin, que je ne voulais plus jamais m'attacher à un cheval qui ne serait pas à moi mais que si je voulais offrir un cavalier digne de ce nom à mon futur cheval fallait pas que j'arrête de monter et je leur ai demandé de reprendre le poney dans un club usine (tout ce que j'ai toujours détesté donc). Je sais pas trop ce qui s'est passé dans la tête de mon père, mais il a décidé que j'avais la maturité pour qu'ils m'achètent mon cheval. Mes parents n'étaient pas du tout d'accord entre eux, mais finalement ma mère a cédé et c'est comme ça qu'une crevette noire est entrée dans ma vie mon cadeau pour mes 20 ans et surement une des plus belles choses qui me soit arrivée. 

Mon histoire avec Reinette beaucoup de ceux qui suivaient l'ancien CM la connaissent. Des hauts très hauts, des bas très bas. Une jument très délicate, mais il y a beaucoup d'amour et de respect entre nous (et je suis très patiente faut le dire) et du coup c'est aujourd'hui une super jument de loisir (à mes yeux du moins). J'ai toujours pas un bon niveau, parce que finalement je n'ai jamais rien fait pour progresser, mais Reinette m'a vraiment permis de grandir et elle m'a appris énormément de choses. Je suis persuadée que si je suis la personne que je suis, c'est en partie grâce à elle.
Il y a deux ans, j'ai déménagé chez mon chéri, on a mis Reinette dans notre "jardin", et on lui a acheté un amoureux, Gros poney donc avec qui c'est pas simple tous les jours, mais c'est ma bouille à bisous et rien que pour ça, même s'il doit finir tondeuse à gazon parce que j'ai pas le niveau pour le bosser, c'est pas grave. Il me fait découvrir le travail à pieds et on adore ça, et je ne désespère pas de pouvoir le monter un jour.

 Et pour finir, depuis un mois, Reinette a pondu un têtard d'Akanto, mon petit Gotham qui pour l'instant et encore mieux que ce dont je rêvais  <3  *trop d'amour poneyesque dans ma vie*
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DressLove

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Localisation : Le Sud...

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 17:15

A&A: vous avez presque appris toutes seules quoi ?! Au feeling ? Very Happy J'espère qu'Elea va réussir à surmonter sa peur, et que vous pourrez vous faire de super balades. Wink
Scrimgeour : oh le paradis, un club qui respecte vraiment ses chevaux et qui les connait bien !

Yep, dé-gou-tée. Faire tout ce boulot pour le retrouver gâché à peine 3 mois plus tard... Larmes Plus jamais je ne remettrais les pieds là bas ! Jaïn vient de ce club, pas étonnant qu'il soit flingué du dos.

_________________
Le cheval léger est une notion aussi vague que celle de la température avant l'invention du thermomètre. G. Le Bon
Faites du cheval un compagnon et non un esclave, vous verrez quel ami extraordinaire il est. N. Oliveira
Délaissez la technique et montez avec votre cœur ! N. Oliveira
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Malou

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Localisation : Caen

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 14 Juil - 22:43

Super de lire tous ces récits !!
Je vais aussi essayer de faire le résumé de ma vie de cavalière alors Very Happy

Contrairement à beaucoup ici, petite je ne voulais pas monter à cheval en fait Razz

Petite, un cousin de ma maman m'a fait monté sur sa trotteuse pour une balade tenue sur la selle. J'ai eu très très très peur, la jument était haute et de là haut ça bougeait (j'ai toujours eu le vertige), j'ai donc pleuré le plus fort possible, on m'a calmé le temps de faire une photo et je suis descendue très vite ! (Je devais avoir autour de 4 ans !).
Après ça, en grande section, l'école nous a offert une journée poney club, j'avais toujours très peur mais au moins les chevaux étaient à ma taille. Ma prof (qui était une prof excellente), a réussi à me calmer, et j'ai pu profiter un peu de cette journée, même si j'avais toujours un peu peur.
Au retour à l'école, cette prof a dit à ma maman qu'il serait intéressant de m'inscrire dans un club à la rentrée suivante, car j'étais une petite fille très colérique, et elle était sûre que ça me calmerait. Sauf que moi, je ne voulais pas faire de l'équitation Razz

C'est seulement un an plus tard que j'ai finalement vraiment commencé le poney !
Ma petite sœur avait alors 4 ans et tannait mes parents pour faire un sport. on a toutes les deux fait une séance d'essai pour de la danse, et moi j'ai détesté. Ma sœur voulait essayé le poney et j'ai donc voulu la suivre aussi...
J'ai donc débuté dans le club le plus proche de la maison, un club avec les poney au paddock qui font 3h00 au maximum par jour. Un manège pour le club, une carrière pour les proprios (ou lors des stages), et pas de balade car ça n’intéressait pas les moniteurs.
Ma sœur a arrêté assez vite de monter, elle n'en avait plus envie, et a essayé plein de sports. Moi j'ai souhaitais continuer. J'aimais beaucoup l'ambiance, et le contact avec le cheval. Comme l'avait prédit ma super prof de maternelle, le fait d'être à cheval m'a permis de bien mieux gérer mes colères.
Les années ont passé, la motivation a été fluctuante : souvent en hiver je voulais arrêter, pour finalement adorer les derniers cours au printemps et me réinscrire en septembre.
J'ai passé mes 4 premiers galops et tout allait bien !
J'avais deux juments coup de cœur, une ponette nommée Etoile et surtout Utah une trotteuse arrivée au club à 20 ans, mais avec un cœur immense et un galop trèèèès confortable, personne ne l'aimait, mais moi j'étais bien sur elle et elle m'impressionnait avec sa volonté de bien faire.

A force de répéter à mes parents que je voulais mon cheval, on m'avait répondu "promis entre tes 12 et 15 ans SI tu continues l'équitation tu auras un cheval". Je suis persuadée que mon père pensait que je ne continuerai pas le cheval jusqu'à mes 15 ans, mais il a tenu sa promesse à noël 2008. L'été d'avant on m'avait proposé de m'occuper d'un petit poney (taille A ou B), il serait à vendre dans une foire un mois après. Avec mes voisins on avait décidé de réunir nos économies pour l'acheter, mais mes parents ont refusé catégoriquement (et finalement le petit poney s'est retrouvé confié dans mon club), mais du coup ça a été le déclic puisqu'ils nous ont dit qu'on aurait notre cheval à noël. Ma sœur s'est donc réinscrit au club et à noël on a eu de l'argent à la place d'avoir des cadeaux.
Mon père a demandé à notre véto s'il connaissait un cheval à vendre et il nous a mis en contact avec l'entraineur de Malcolm qui est donc arrivé en avril 2009.

Je ne vais pas retracer mon histoire avec mon grand Malou (tiens un TF comme le 1er cheval que j'ai monté et ma jument coup de cœur au club) ! J'ai découvert la vie de proprio avec lui, j'ai essayé de me documenté et grand bien m'en a pris car j'ignorai tout : vermifuges, vaccins, ostéopathe... tout cela m'était inconnu (et c'est là que j'ai débarqué sur CM !)
Malcolm était vraiment adorable et malgré mon G4 et mes 14 ans, je n'ai jamais été en danger avec ce TF de 9 ans, mesurant plus d'1m70 et fraichement réformé.
J'étais en internat et au départ je montais encore le samedi matin au club et j'essayais de faire la même chose avec Malcolm l'après midi. Le dimanche on partait en balade avec ma sœur (une à vélo l'autre à cheval).

Puis le club a fini par me lasser, mes monos avaient eu plusieurs réflexions blessantes concernant Malou, et lorsque j'ai souhaité passer mon G5 on m'a fait payer une semaine de stage avec des G3, et on me l'a donné quand même... Je ne montais plus que 3 juments pas tellement intéressantes, et en cours on faisait toujours la même chose (incurvation). J'ai donc décidé à la fin de la seconde d'arrêter les cours.
J'avais pourtant conscience du besoin d'encadrement, alors j'ai cherché une prof à domicile pour me faire monter avec Malcolm.
J'ai trouvé la meilleure prof que j'ai eu, elle était vraiment adorable, connaissait bien le travail du TF (qu'elle ne méprisait pas), et m'a vraiment beaucoup apporté (elle m'a appris à apprendre à un cheval). Aujourd'hui encore je regrette ces 18 mois de cours !
Ensuite elle a eu d'autres projets et j'ai essayé de retrouvé une prof. J'ai été très déçue par la 2nd qui est venue et j'ai mis vote fin à ses venues.

Avec mon Malcolm j'ai découvert les joies des balades et randonnées. Beaucoup de mes amies ont leurs propres chevaux, et j'ai pu organiser pas mal de choses ! (Dont 2 randos CM qui restent de supers souvenirs). J'ai vécu mes 1ères plages, mes 1ères rivières, mes 1ers grands galops, j'ai aussi sauté plus d'1m avec lui (même si avec le recul on avait aucune méthode...).
Quand je suis partie en prépa je profitais de Malou seulement aux vacances, j'ai moins bidouillé et encore plus fait de balade.
Malheureusement Malou est mort en novembre 2013 après avoir eu une intoxication aux glands... Je ne vais pas tout retracer (car la plupart s'en souviennent surement), mais c'est ainsi que mon Quittou (encore un TF !!) a débarqué dans ma vie.

Quittou a vraiment changé ma façon de voir l'équitation. Il m'a fait découvrir le travail à pied (bien que j'aimerai approfondir), il m'a fait me remettre en question au départ (grosse période de tests), il m'a fait comprendre qu'il voulait travailler AVEC moi mais que CONTRE lui je n'aurai rien... J'ai gagné en confiance en moi, et un peu en tact grâce à lui. C'est un cheval merveilleux, fantastique, exceptionnel... Je ne croyais pas spécialement au "cheval d'une vie", mais en tous cas si je dois en avoir un seul ça sera lui !
Malheureusement plus le temps passe, plus je perds en technique... Je suis très brouillon et pas capable de faire une séance propre...
Mais bon ce qu'il aime par dessus tout c'est la balade et ensemble on excelle dans ce domaine !

Après mon année d'étude à Paris, j'ai pris conscience que je voulais vraiment avoir des chevaux dans ma vie plus tard... j'ai fait un BTS Productions Animales cette année, j'ai donc appris plein de choses techniques pour l'élevage. Je rêve d'avoir deux ou trois poulinières dans les années à venir, et si possible de récupérer et réformer des TF à sauver pour les revendre bien dans leurs sabots.
On verra où tout ça va me mener, mais pour l'instant je réalise un de mes plus grands rêves, j'ai acheté une pouliche que je vais récupérer à son sevrage. La petite Gaïa de l'arc sera donc le 3ème cheval que j'achète, et j'espère qu'on vivra de longues années ensemble et qu'elle sera aussi exceptionnelle que mon Quittou !


Enfin d'une manière générales, c'est le forum de CM qui a forgé la propriétaire et cavalière que je suis. J'ai beaucoup appris, partagé, échangé sur le forum, et ce partage a été vraiment la base de ma formation équestre n'ayant pas la chance d'être issue d'une famille de cavaliers !
Par contre je me considère plus comme une propriétaire qu'une cavalière car depuis 2010, le manque de cours et de technique se fait ressentir, et hormis en balade j'ai vraiment du mal à monter proprement...
Après je me dis que mes chevaux n'en pâtissent pas et il me reste 3 ans pour avoir un bon niveau lors du débourrage de ma blondinette !
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A&A



Localisation : Alsace

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Ven 15 Juil - 23:14

@DressLove a écrit:
A&A: vous avez presque appris toutes seules quoi ?! Au feeling ? Very Happy J'espère qu'Elea va réussir à surmonter sa peur, et que vous pourrez vous faire de super balades. Wink
Scrimgeour : oh le paradis, un club qui respecte vraiment ses chevaux et qui les connait bien !

Yep, dé-gou-tée. Faire tout ce boulot pour le retrouver gâché à peine 3 mois plus tard...  Larmes  Plus jamais je ne remettrais les pieds là bas ! Jaïn vient de ce club, pas étonnant qu'il soit flingué du dos.

Toute seule je ne pense pas, mais sans être encadrée, oui effectivement. Disons que nos livres de chevet, c'était Véronique de Saint Vaulry, Cheval Magazine et Les maladies du cheval... On lisait énormément, tout, tout le temps, et toujours du concret. Qu'on était sur un forum dès nos débuts, qu'on savait se remettre en question et discuter entre nous. Mais oui, je suis persuadée que le feeling compte aussi énormément. Attention, je ne suis pas du tout une bonne cavalière hein, par contre je monte bien à cheval dans le sens où je tiens bien (enfin, avant mes grossesses, maintenant je ne sais pas si j'ai tout gardé ^^) et où je pense avoir les bons réflexes. Mais si tu voyais ma position et toutes mes lacunes, tu rigolerais ^^ Il est évident pour moi que d'avoir son cheval à la maison et l'esprit ouvert contribue forcément à amener des progrès rapides, pour peu qu'on ne se crée pas des barrières parce qu'on n'ose pas, parce qu'on pense qu'on ne sait pas faire ou que le cheval ne sait pas faire.

J'avais oublié dans mon parcours la naissance d'Oddy, le fils de Câline, en 2002 (nous avions 16 ans) qui nous a aussi beaucoup appris et que nous vendrons à l'âge de deux ans et demi (notamment parce que l'on partait faire nos études et qu'un ami à mon père avait flashé dessus ; il est dans le village d'à côté et nous continuons à le voir régulièrement).
Et bien sûr mon bac+5 en éthologie, qui pour moi a surtout conforté ma manière d'appréhender les chevaux plutôt que de me faire réellement découvrir quelque chose, car bien entendu l'éthologie, ça m'intéressait déjà depuis très longtemps, comme beaucoup de personnes.
Enfin, je pense qu'on a tous énormément de passages "importants" qui ont jalonnés notre parcours et auxquels on n'a pas pensé tout de suite Smile
Le fait d'avoir été membre au Comité de Tourisme Equestre de mon département, de ma région... Devenir juge label loisirs puis responsable régionale de ces labels... Mon expérience en tant que juge au premier equifeel de la région (j'ai ensuite refusé de faire partie de la comission régionale car on ne peut pas tout faire non plus...), etc. Mais j'ai levé le pied sur tout ça en devenant célibataire, maintenant je suis juste juge label loisirs et c'est déjà pas mal Smile. Et plus de projets équestres avant de m'être remis à cheval pour de bon.
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DressLove

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Localisation : Le Sud...

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Sam 16 Juil - 8:48

A&A a écrit:

Il est évident pour moi que d'avoir son cheval à la maison et l'esprit ouvert contribue forcément à amener des progrès rapides, pour peu qu'on ne se crée pas des barrières parce qu'on n'ose pas, parce qu'on pense qu'on ne sait pas faire ou que le cheval ne sait pas faire.
On est sur la même longueur d'ondes ! ^^ C'est vrai qu'en plus, le premier cavalier qui a "inventé" tous les exos d'assouplissements s'est débrouillé, il a cherché tout seul. Il a bien fallu que quelqu'un ose d'autres choses, sinon on n'en serait pas à ce niveau de progrès technique, on en serait encore au "cheval utilitaire qui va là où on le pousse" !
Bah, t'inquiète, Philippe Karl il dit qu'il vaut mieux un cavalier avec une position peu esthétique mais juste et efficace, qu'une position parfaite mais imprécise avec des aides peu efficaces ou trop fortes/mal équilibrées ! Wink Donc même si la position joue quand même un peu, c'est pas si grave qu'elle ne soit pas belle à voir du moment qu'on arrive à ses fins relativement facilement.

Super parcours, dis donc ! Very Happy

_________________
Le cheval léger est une notion aussi vague que celle de la température avant l'invention du thermomètre. G. Le Bon
Faites du cheval un compagnon et non un esclave, vous verrez quel ami extraordinaire il est. N. Oliveira
Délaissez la technique et montez avec votre cœur ! N. Oliveira
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A&A



Localisation : Alsace

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Sam 16 Juil - 12:16

Non mais position ou pas, je n'ai aucun niveau équestre hein, que ce soit en dressage ou dans une autre discipline Wink J'ai le galop 5 et ne prétend clairement pas à plus.
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Flore

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Sam 16 Juil - 17:51

Je peux littéralement écrire un roman sur ma vie équestre, c’était le thème de mon NaNoWriMo 2014 Je voulais garder un récit détaillé de mes recherches pour trouver un cheval, et comme je n’avais pas assez de matière pour les 50 000 mots du défi, j’ai consacré 15 000 mots à mes 15 ans d’équitation en tant que cavalière-non-propriétaire...

Naturellement, je ne vais pas vous imposer une lecture de 15 000 mots ; en bref :

10 ans – Je débute
Je devais avoir 8 ou 9 ans la première fois que j’ai demandé à monter à poney, mais mes parents m’ont dit non tout net. J’étais asthmatique donc ils ne voulaient pas me mettre volontairement dans une atmosphère aussi poussiéreuse, au risque que je fasse une crise.

Néanmoins, ils m’ont autorisé à accompagner un cousin de mon âge dans une écurie, avec mon oncle et ma tante, en me recommandant de ne pas trop m’approcher ; ce que je ne savais pas, c’est qu’il n’allait pas prendre un cours... Tout le monde partait en balade, et quand on m’a proposé un poney, je me suis bien gardée de dire que je n’avais le droit ! Je me suis donc retrouvée juchée sur Coquette, une ponette noire, tenue à la longe par une cavalière plus expérimentée.

Comme je n’ai pas fait de crise d’asthme, et comme j’étais bien évidemment ravie, mes parents m’ont inscrite dans un centre équestre peu de temps plus tard. Je me suis retrouvée sur des ‘double-poneys’ (sans doute poneys C et D), dans un petit manège, dans des reprises de 12. On passait toutes les séances à la queue leu leu derrière la cavalière la plus expérimentée, je m’ennuyais, je ne m’amusais pas, mon seul bon souvenir de l’année, c’est mon premier galop avec Blanche-Neige ! C’était une petite ponette blanche qui connaissait parfaitement son boulot, j’ai juste eu à bien serrer les jambes et m’accrocher à deux mains à la poignée de la bardette pour qu’elle m’emmène pour 4 ou 5 tours de petit galop, seule sur la piste ! Ma mère était venue me voir monter, elle m’a dit que j’avais l’air complètement crispée au premier tour, puis qu’à chaque passage, on me voyait de plus en plus détendue, et qu’au dernier, j’avais la banane jusqu’aux oreilles !

Néanmoins, c’est en stage extérieur, dans un club de vacances, que j’ai vraiment appris le plaisir de monter à poney : je montais tous les jours, dans des cours de 8 cavaliers maximum, dans un manège qui faisait deux fois la taille à laquelle j’étais habituée, et j’ai appris à être autonome en selle, vu qu’on avait beaucoup d’exercices individuels et qu’on passait en tête de reprise à tour de rôle.

Je n’ai pas quitté mon club pour autant (c’était le plus proche et le plus pratique pour mes parents...) mais on a continué à aller une ou deux fois par an dans ce club de vacances, pendant 8 ans. J’ai passé les Galops 1 et 2 la première année, les Galops 2 et 4 l’année suivante. Ensuite, j’ai végété loooongtemps avant d’avoir mon Galop 5...

12 ans, je surmonte mes peurs

12 ans, c’était le passage à cheval dans mon club de vacances, mais comme j’avais peur et que j’ai chouiné, j’ai eu droit à un dernier stage à poney, avec un demi-stage d’attelage pour compenser la différence de prix du stage poney/cheval. J’ai monté dès le premier jour un des poneys-chouchou de ma vie, Univers, qui avait une groooosse impulsion naturelle et qui s’est mis sur orbite en dix minutes. Je me suis fais peur, j’ai pleuré, je me suis fais un peu houspiller par la monitrice qui me disais de faire quelque chose pour le ralentir et d’aller sur mon oxer au lieu de laisser Univers tourner et faire n’importe quoi ! J’ai été sauter, dans un état de stress pas possible, et j’ai dit à ma monitrice que je ne voulais plus jamais monter ce poney de ma vie...


... du coup ma monitrice me l’a donné l’après-midi même, puis le lendemain, puis le jour d’après... et c’est devenu mon super-chouchou, je l’adorais ! J’ai pris confiance en mes capacités de cavalière d’un seul coup, et je suis passée à cheval dans la foulée. Même pas peur !

Mes débuts en extérieur
Je montais dans un club de banlieue parisienne, les chevaux avaient droit à un mois de vacances au pré, mais tout le reste de l’année, ils oscillaient entre le box, le manège et la carrière. Les balades étaient rarissimes. A 19 et 20 ans, j’ai profité de l’été pour faire des randonnées de quelques jours, avec des hauts et des bas. Globalement, j’en garde un bon souvenir.

École d’ingénieurs, 3 ans d’arrêt
On m’avait dit qu’en école d’ingénieurs, j’aurais le temps de reprendre une activité équestre régulière mais ça ne s’est pas passé comme prévu. Je n’avais pas le permis, une autre fille devait m’emmener en covoiturage dans le club associé à notre école. J’ai été dégoûtée : aucune entraide, un cours donné par une cavalière du club, un deuxième par le gérant lui-même qui nous faisait sauter en sortie de virage dans un manège minuscule, en nous traitant de merde si on n’y arrivait pas... et qui n’avait pas hésité à balancer un coup de béquille sur le cul d’un poney qui avait pilé devant la barre... ça m’a suffi, je n’y suis pas retournée, et je suis donc restée trois ans à pied.

Diplôme en poche, je remonte en selle
J’ai repris doucement l’équitation pendant mon stage de fin d’année ; et j’ai constaté que je n’étais plus aussi bonne cavalière, de loin... dès qu’un cheval était un peu agité, nerveux, j’étais crispée, inquiète, beaucoup moins tête brûlée qu’avant ! Mais petit à petit, je reprends confiance, et une fois installée dans ma nouvelle ville avec un CDI en poche, je me lance à la recherche de ma future pension de propriétaires, et de mon futur cheval.

Les gens de CM ont suivi cette histoire Razz

Et indéniablement, j’ai plus évolué en 2 ans qu’en 15 ans d’équitation en club... pas en selle, mais dans mon rapport avec le cheval. Je ne m’étais jamais posé de questions sur la vie en box (tous les chevaux de club étaient en box), la gestion des pieds (tous les chevaux du club étaient ferrés) ou l’adaptation selle/cheval/cavaliers (toutes les selles ou presque étaient censées aller à tous les chevaux ou presque), alors que maintenant, ce sont des questions qui me semblent "basiques". A côté de ça, je me sens freinée/frustrée dans mon évolution en selle faute de carrière pour dresser et sauter dans de bonnes conditions, mais je me dis que c’est provisoire, je ne resterai pas toute ma vie dans cette région où tout coûte un rein parce que « c’est les prix suisses, ma p’tite dame... »

_________________
L'or des gitans ne brille pas sous le soleil... sauf la mienne ♥️
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Agnès

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Sam 16 Juil - 21:52

C'est fou comme on arrive à avoir pleins de parcours vraiment différents !
On est quand meme pas mal à avoir commencé plutot assez tard !
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Floppy

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Localisation : Lille (59)

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Dim 17 Juil - 13:50

Alors de mon coté :

J'ai commencé à monter quand j'étais en fin de 3ème, c'était ma carotte pour que j'ai mon brevet. Mes parents m'avaient promis de m'inscrire faire des cours si j'avais mon brevet. Alors forcément, ça m'a motivée et je l'ai eu, même avec une mention (AB, mais hey tout de même, j'avais plané à 7 toute l'année). J'avais donc un petit 14 ans quand j'ai commencé. On a fait un tour dans un centre un samedi après midi près de chez moi au coeur d'un parc. Ca ne m'a pas trop plu, il n'y avait que des poneys et je ne me sentais pas à l'aise quand je voyais les cours qui y étaient donnés. Un peu plus loin, il y avait un autre centre. On a regardé quelques cours, les écuries et on s'en renseigné. En deux temps trois mouvements j'étais inscrite sur 5 leçons particulières pour débuter. Je me souviens bien de la première jument que j'ai monté, elle s'appelait Havane et c'était une petite jument alezane très patiente. La monitrice était gentille, mais je n'ai pas eu le temps de beaucoup la voir. Dès mon deuxième essai/cours, c'était une autre monitrice qui avait repris "mon dossier". Elle s'appelait Annick, et elle m'a suivie pendant toute ma première année.

Pendant cette année, j'ai monté pleins de chevaux différents, qui allait de la trotteuse avec des foulées de géants au grand cheval d'1m80 qui ne sait pas avancer de lui-même. Quelques testeurs, notamment un poney gris (une vraie raclure) et un cheval alezan qui lui me faisait vraiment peur. Tu serres tes mollets pour avancer, il pile, leçon de jambes : il lève les fesses, fait mine de charger/taper les chevaux les plus proches. Depuis, ces deux chevaux ont été achetés et ont quitté le club. L'année d'après, changement de monitrice : on passe sur une jeune en BPJEPS qui s'appelait Audrey. Au fur et à mesure de ses cours, j'étais conquise et ravie de progresser à vitesse grand V, elle était hyper-patiente et gentille. Malheureusement, un cours sur deux était sous la houlette du chef des écuries et propriétaire du centre équestre. Un cavalier de CSO, plutôt connu dans la région (et pas forcément pour ses résultats), qui touche un peu à l'élevage. Et lui je ne l'aime vraiment pas, il martyrise ses cavaliers, passe son temps à gueuler et surtout sur ses cavalières. Je ne crois pas avoir rencontré quelqu'un de plus misogyne que lui. Il pousse toujours à la consommation parce qu'il gère également le restaurant attenant au centre, il propose plein de choses à des prix exorbitants, et ne se gêne pas pour faire des remarques à ceux qui lui tiennent tête. Un jour alors qu'il faisait cours, un cheval qui portait un gogue a donné un coup de tête violent vers le haut et a cassé le gogue. Il a fait descendre la cavalière, et s'est acharné littéralement sur le cheval. Surtout, je me souviens qu'il lui a balancé le gogue cassé dans les antérieurs des dizaines de fois, le cheval a fait toute la longueur du manège en reculant. À partir de là, je ne voulais même plus monter là bas. J'ai terminé l'année tant bien que mal dans une ambiance pourrie, je ne crois même pas que j'ai fini ma carte de cours.

J'ai donc fui de ce centre, et me suis dirigée vers un autre de l'autre coté de la métropole de Lille. Je suis arrivée là-bas en septembre 2011, avec un moniteur-instructeur qui avait validé l'année précédente le galop 9. J'ai adoré les deux années que j'ai passé avec ce moniteur. Il était très attentif, jamais dans l'excès, il savait entendre et comprendre les problèmes que tu rencontrais et trouvait toujours la solution. J'ai fait mon premier concours avec lui, avec un cheval de métier "Folie Light", puis un deuxième, un troisième... La machine était lancée ! J'ai passé dans la foulée les galop 2 et 3 avec lui également. Après deux ans d'enseignement avec lui, il est parti suite à un déménagement et j'ai été dans le flou plusieurs semaines : est-ce que allait trouver un autre moniteur aussi attentif ? Et Romaric est arrivé. Jamais je ne me suis aussi bien entendue avec un moniteur. C'était un dresseur, partisan de la légèreté, du "2gr dans chaque main". Avec lui j'ai progressé comme jamais, trouvé plein de réponse à des questions pas toujours évidentes. Et surtout, j'ai trouvé "LES" chevaux qui étaient les meilleurs de mon point de vue. En dressage il y avait donc Toscato, un PS réformé des courses de galop, un naviculaire au sale caractère mais qui a un coeur énoooorme. Comme il était naviculaire, pour sauter j'avais Zazou. Une grande KWPN, au coeur d'or qui n'avait peur de rien ni personne. Elle était un vrai diesel, il fallait savoir la mettre en avant, mais une fois enclenchée c'était parti ! Moi qui avait peur du saut, je me suis éclatée avec elle, j'attendais même avec impatience les semaines où on sautait. Ce moniteur, vraiment, il était exceptionnel. Il travaillait tous les chevaux, il montait dessus, il a mis les bases de saut sur des chevaux qui débarquaient, il cherchait le mieux pour chacun. J'ai une grande admiration pour lui, qui tournait sur des épreuves amateurs de dressage et qui avait été coach de cce avant d'arriver chez nous. Il a fait mon premier cross, mon premier concours de dressage à plus de 65%, mes premiers vrais concours de cso... Malheureusement, il n'a fait l'unanimité : ses discours sur les façons de monter ont beaucoup embêté les cavaliers qu'on avait : des horseballeurs adeptes du gauche-droite, des bourrins de pony-games qui veulent "toujours plus vite et plus loin". Le club fonctionnant en système associatif, son contrat n'a pas été renouvelé... Le drame de ma vie équestre !

Spoiler:
 

Durant cette année, j'ai cherché une DP, dans un autre centre. Après plusieurs essais, j'ai pris Savanah. Une haflinger de 12 ans, qui ne répond pas très bien aux jambes, montée en horseball une saison, polyvalente (dressage, cso, balade...). Je l'ai eue de janvier à septembre car j'ai dû quitter Lille pour mes études. Elle m'a beaucoup posé de problèmes, notamment parce qu'elle était à mort sur les épaules et qu'il fallait la redresser sans cesse. Elle était une vraie jument, un sale caractère sur patte mais mine de rien j'ai pas mal appris avec elle aussi.

Après quoi j'ai repris un cours par semaine durant mes études. J'étais dans un cours du samedi, avec une monitrice gentille mais un peu blasée. Pour qu'elle donne des conseils, il fallait aller la chercher. Mais j'étais dans un cours où les tensions montaient : d'un coté il y avait mes amies et moi (on était 3), de l'autre les ado qui débarquaient du poney et prenait leurs premiers cours sur des chevaux. Ils nous prenaient de haut, disaient connaître les chevaux mieux que nous, ça s'est plutôt mal passé jusqu'en janvier/février où on a mis de coté ces tensions et où on est finalement devenus tous bons amis. Aujourd'hui encore, on est 4 bons potes, les gens nous surnomme "la secte", on est tous très proches, j'ai peut-être pas beaucoup progressé durant cette année, mais j'y ai gagné des gens formidables, attentifs, sur la même longueur d'onde que ça soit en poney ou en général. ^^

Depuis un temps, l'idée d'acheter un cheval me trottait dans la tête. Je postais sur CM des annonces de chevaux que je trouvais sympa, mais je n'ai pas trouvé chaussure à mon pied. Jusqu'à ce qu'un jour, une amie et sa mère me propose un petit PS sorti des courses, un petit noiraud mignon de 4 ans à l'époque. Et oui, c'était bien A3. Je l'ai donc acheté le 09 février 2015, mis en pension chez mon amie de février à octobre 2015. A la suite de quoi, j'ai arrêté mes études et suis retournée à Lille, donc j'ai rapatrié Poneyto sur mon club de Lille. Je finissais l'année en cours avec les chevaux de club, et à partir de novembre j'étais inscrite dans un cours de dressage. Au début j'ai pris les cours avec les chevaux de club, puis j'ai voulu en prendre avec A3 et ça s'est mal passé (cf mon JDB). Suite à pleins de problèmes avec les moniteurs, avec l'ambiance... etc, j'ai quitté mon club pour m'installer dans mon écurie actuelle et on poursuit notre petit bonhomme de chemin tous les deux comme des grands <3

Spoiler:
 

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Laëtitia

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Lun 18 Juil - 11:40

C'est chouette de lire vos parcours Smile Comme des fois j'ai loupé des épisodes, ça me remet tout en tête, et ça me fait découvrir des parcours aussi Smile

Je me lance à mon tours Smile

Les débuts :

J'ai commencé à 5 ans car mes parents voulaient me faire découvrir différents sports. Donc je sais que j'ai commencé là, mais j'avoue avoir du mal à me souvenir du reste! J'étais dans le club de ma ville, mais après je n'ai pas de souvenir sur la durée : je sais que j'ai fais au moins une année, mais je pense qu'à 6 ans, ils m'ont lancé sur la danse, que j'ai pas aimé du tout, ça je m'en souviens^^ :p

J'ai "de sûr" repris à 8 ans : les chevaux me manquaient. Après c'est le moment où mes parents divorcés, où je changé de région, donc "me jeter un peu" dans le monde équestre, je crois que ça me rassurée. Seulement, qui dis nouvelle région, dit nouveau club... Et là ça a été un peu "pourri" car je suis tombée dans un petit club avec une grosse ambiance compétition, et beaucoup de "pression" sur les cavaliers. En tout cas je l'ai ressenti comme ça, à l'époque. Du coup je me souviens très bien que j'avais limite "peur" des moniteurs, mais que voilà... Il me fallait tellement ce contact avec les chevaux que je ne disais rien à mes parents pour éviter de ne plus être avec eux. Ma mère a quand même compris que ça n'allais pas, du coup j'ai quand même quitté ce club.

De là, on a re-basculé dans ma région d'origine, et j'ai repris dans mon premier club. Mais j'avais peut-être 10 ans. Je sais que j'ai repris avec un stage pour passer le galop 1, que j'ai eu facilement Smile J'ai continué en passant le galop 2 et le galop 3 les deux années suivantes. Ensuite, j'ai fais deux années de pony-games chez eux. Compétitions très régulières, seulement dans le département, mais le rythme me suffisait. La première année je n'avais qu'un cours par semaine mais l'année d'après 2 cours par semaine + les compets... A un moment, en sachant que je n'étais pas une lumière à l'école, c'était largement assez comme programme! Dans compter les sous...

J'ai arrêté le pony-games car l'équipe est parti à l'eau à cause des études de chacunes, et de toute façon je voulais découvrir autre chose. Ca tombe bien, un cours de TREC arrivait! Du coup allez, une année de TREC! C'était juste génial, j'ai adoré cette année! TREC + un peu de travail à pied. C'est là où j'ai eu LA monitrice, qui a commencé à me faire comprendre des choses à cheval, et à mieux comprendre les chevaux. C'est là où j'ai eu mon gros coup de coeur sur un grand poney (genre 1m45), qui était un peu galère au niveau du saut (à mettre des refus très facilement, ou à faire tomber les barres), et avec cette monitrice, j'ai réussi à lui faire faire deux beaux parcours de saut, en concours intra-club. J'étais trop ravie et je sais qu'elle était contente à l'époque, que quelqu'un le prenne sur un concours Smile Il s'appelait Jupiter Very Happy

La remise en question :

Malheureusement, l'année suivante je n'ai pas pu continuer le TREC car on était seulement 2 dans le cours... Donc niveau rentabilité c'était pas top lol. Du coup j'ai basculé sur une année de "classique", où je suis tombée dans un niveau inférieur au mien, faute de place dans les autres cours. Du coup c'est une année limite "perdue" côté évolution, car là, je n'avais aucune difficulté, et on ne m'en a pas donné non plus pour progresser. Je suis ensuite repartie sur un cours de "meilleur niveau". Qui préparée sur l'année au galop 5. Pour mes moniteurs je pouvais passer le 4 et le 5 d'un coup. Mais là c'est niveau sous que j'ai coincé, c'était pas forcément la période pour payer ça "en plus".

C'était une année moins top, où la monitrice ne me plaisais pas, elle n'expliqué pas assez pour moi, et voilà, le contact n'allais pas, tout simplement. J'ai fais une grosse chute où je n'ai pas monté pendant un an, le temps que "tout aille mieux". Et j'ai lâché le club. J'ai beaucoup lu sur ce forum/ polémiqué... J'ai aussi beaucoup lu de livres sur les chevaux, leur comportement, car j'avais un gros manque de savoir à ce niveau-là. En découvrant les livres et tout ce savoir que je n'avais pas, je me suis dis "mince, on dirais que j'ai loupé beaucoup de choses finalement, que le club ne m'a pas appris tout ça". J'avoue que ça m'a beaucoup déçue du club à ce moment-là.

J'ai repris sur le cheval d'une amie, "vite fait". Je devais lui garder pendant ses vacances et là c'était chouette : balade à volonté, elle voulait que je lui apprenne à partir du bon pied au galop, j'ai réussi, donc elle était contente à son retours Smile Et puis je m'éclaté car là je ne montais pas en carrière, mais dehors, dans un pré, à côté de gens qui jouaient au foot, d'autres qui baladaient, ou d'autres encore qui faisaient de l'agility avec leur chien. Ce gros sentiment de liberté m'a donné envie de trouver une DP Smile

Et donc la demi-pension... :


Je suis tombée sur une annonce, d'un petit camargue, pas facile dans sa description (très lanceur de coup de cul apparemment, pas sauteur spécialement, assez sensible de la croupe et d'un peu partout^^). Mais bon, ça m'a plu car la personne voulait quelqu'un qui vienne d'abord s'en occupé à pied. J'ai réussi en sortant les rames, à convaincre la propriétaire de me prendre (elle avait été déçue par ses précédentes DP) et j'ai passé une année géniale! J'ai appris puissance 10 sur le travail à pied, j'ai eu des cours d'équitation éthologique, j'ai repris des petits sauts avec lui, j'ai "tout repris", avec lui. Alors c'est pas grand chose pour beaucoup, mais pour moi ça a été une révélation, de voir son évolution à lui, de voir aussi mon évolution - à moi - et je me suis dis "enfin, j'apprend ce que c'est que les chevaux, et l'équitation". Donc voilà, belle année qui m'a donnée envie d'être propriétaire...

Je passe propriétaire...

Et donc là, je pense que certains connaissent la suite : j'ai pris un petit jeune de 6 mois : Alios dont je note encore des nouvelles dans le JBD. Je voulais un jeune à former moi. Pour une question de moyen : je sais que je n'aurais qu'un seul cheval; pour le grand plaisir de voir évoluer son cheval et de connaitre au maximum son histoire : je sais "tout" en dehors des 6 premiers mois, mais du coup j'en sais un maximum. Je ne voulais pas me dire "tiens il réagit comme ça mais je ne sais pas pourquoi". Là je sais très bien qu'il n'a pas été battu, qu'il en est là car je lui ai appris ou non tel ou tel chose... Bref, c'est un gros plus pour moi! Enfin voilà, c'est un peu un rêve Smile Je voulais me donner l'occasion aussi, de savoir ce que c'était les débuts d'un cheval : quel travail d'éducation à faire? Comment se passe un débourrage? Quelle est la suite au débourrage? Avec lui, je vie ma passion à 100% et du coup c'est génial. J'ai appris tellement en 5 ans et demi passés à ses côtés! C'est énorme! Il remplis ma "soif" de voir beaucoup de choses, ça c'est clair!

L'avenir...

Je le vois toujours à ses côtés. Je comprend qu'il me faudra "sacrifier" mon idée d'évolution rapide en équitation classique au vue du "tournant" que prend ma vie : dans deux jours je serais pacsée ; l'idée d'un enfant germe doucement dans nos têtes ; l'achat de la maison nous donne énormément de projets pour l'embellir ; on a une vie sociale assez active... Bref j'ai le sentiment de construire ma vie de famille à l'heure actuelle, du coup forcément, j'ai moins de temps pour passer au club chaque jour, j'ai moins de temps pour le travailler, je ne suis pas du tout régulière, là où il faudrait de la régularité pour avancer... Du coup j'ai fais mon choix : je vais essayer de profiter au maximum d'Alios et de le faire évoluer au mieux en équitation, cette année et celles d'après, pour que si un jour j'ai la chance de devenir maman, j'ai au moins mon "premier bébé" qui soit avancé de façon "correcte" en équitation. Histoire qu'après je n'ai pas à gérer de "gros soucis" avec lui, mais juste à me faire plaisir avec Smile Enfin tout ça, le temps nous le dira! Smile
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Agnès

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Mer 20 Juil - 22:01

C'est super intéressant de lire vos récits !

Laetitia : déja 5 ans et demi avec Alios, pffiou le temps passe à une vitesse ^^
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Licha



Localisation : Gironde

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 21 Juil - 15:47

C'est fou la diversité des parcours de chacun d'entre vous ! Smile

Moi, pour faire synthétique, j'ai commencé à 8 ou 9 ans dans un poney club via l'association pour les jeunes de ma ville, je montais donc 1 fois par semaine à poney avec un moniteur qui s'appelait Stéphane. Je me rappelle qu'on faisait surtout des jeux, peu de technique mais c'est cool car ça m'a appris à ne pas avoir peur à cheval. Mon poney préféré s'appelait Loïc, il était trop cool car il galopait viiiiiiite Cool (enfin de mon point de vue d'enfant de 8 ans ahah). Ce que j'ai déploré dans ce club c'est que quand on arrivait, les poneys étaient déjà sellés et ils restaient sellés après notre cours donc on a pas du tout appris à seller/desseller, faire les soins etc...

J'ai changé de club à mes 10 ans environ pour aller avec ma soeur (aînée de 6 ans de plus que moi, qui elle aussi montait à cheval mais dans un autre club que moi) dans un club qui faisait un peu de tout. La monitrice avait été cavalière de haut niveau en CCE (elle avait même été sélectionnée pour les JO en 1970). Son enseignement était dur, strict mais juste et on apprenait vraiment beaucoup de choses, même si parfois elle était tellement dur qu'on finissait presque le cours en pleurant... C'est dans ce club que j'ai appris à monter réellement car les chevaux étaient des maîtres d'école, des vrais, pas des tontons tire-fesses, des chevaux qui si tu n'étais pas à ta place d'1cm, si tu mettais trop ou pas assez de jambes ou de main, et bien tu n'arrivais à rien. Et puis si tu étais trop injuste, ils te foutaient au tas et c'est tout. C'étaient tous des arabes ou des Xarabe donc tous des chevaux bien sanguins et je t'assure que tu apprends à tenir à cheval très rapidement dans ces cas là ^^ On faisais du dressage, du cross dès le galop 1 ou 2, on partait en balade très souvent etc... On faisait du cross à cru, ou sans étriers bref on apprenait vraiment à monter à cheval ! Et c'est surtout ce club qui m'a fait découvrir MA discipline : l'endurance !

Dans ce club, j'ai aussi découvert les joies du débourrage et du travail du jeune cheval en participant d'abord en tant que simple "sac à patates" puis en faisant par la suite aussi car la monitrice avait à coeur de nous apprendre. J'ai aussi découvert la monte en amazone. C'est aussi cette monitrice qui m'a aidé avec Niki, qui m'a soutenu et encadré, je crois que sans elle, Niki aurait été revendue depuis bien longtemps.

Vers mes 14 ans, j'ai quitté ce club pour retourner dans le premier club. Ce n'était plus un club mais seulement une écurie de propriétaire. Ma soeur et moi avons passé un "deal" avec le propriétaire (qui était aussi marchand de chevaux) : nous bossions ses chevaux contre une ristourne sur la pension. Il avait plus de 100 chevaux dans ses prés donc nous avions le choix des montures. C'est la période où j'ai le plus monté à cheval, je montais peut-être 10 ou 15h par semaine ! J'ai connu plein de chevaux qui me manqueront car vendus, j'en ai débourré, rééduqué une bonne petite quinzaine je pense ! C'est aussi la période où je me suis fait de grosses frayeurs car oui, à 14-15 ans, tu n'as pas le discernement nécessaire pour te dire que non ce n'est pas une bonne idée de monter ce poulain de 4 ans à peine fini de débourrer qui n'a pas vu une selle depuis 1 an Razz

Après mon bac, Niki est partie chez ma soeur puisque je suis partie à 200km faire mes études. Je n'ai pas monté pendant quasiment 1 an (sauf très ponctuellement le weekend). Puis en février 2015, j'ai trouvé un poste de groom/cavalière d'entraînement dans une écurie professionnelle d'endurance, j'ai pu monter des chevaux de grande qualité et fouler en temps que groom les terrains de concours les plus prestigieux. Cette aventure s'est arrêtée en septembre 2015 suite à de trop grandes divergences d'opinion et de méthodes. Entre temps Niki avait été saillie donc je me retrouvais à pied. J'ai assez vite trouvé un autre cheval, une petite arabe de 4 ans à sortir en endurance, encore une nouvelle expérience pour moi qui a été mis entre parenthèse en mai dernier suite à la blessure de la jument mais j'espère pouvoir continuer avec cette jument une fois qu'elle sera rétablie ! Smile Cette année, il y a aussi eu l'arrivée de ma petite G !

Voilà pour moi Smile

Pour l'avenir, j'aimerai me perfectionner techniquement car j'avoue que j'ai de grosses lacunes avec mon petit Galop 3 du fait d'avoir quitté l'enseignement club trop tôt (à mes 14 ans donc, j'en ai 21 actuellement).
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DressLove

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Localisation : Le Sud...

MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 21 Juil - 19:35

Woaow, géniale ta mono "vieille école" pour ce qui est des apprentissages ! Aujourd'hui, avec le Galop 7 on n'est en théorie pas fichu de dresser son cheval... On est juste bon a grimper dessus et à "exploiter" ! Personne ne fais confiance à personne, du coup les débourrages sont "réservés" aux pros aux méthodes et à la technique pas forcément meilleures qu'un cavalier lambda sans "titre de noblesse" (en gros...). Et si on ose débourrer/dresser soi-même, mama mia ! On est inconscient, ça va se solder par la vente du cheval, y'aura des tas de problèmes après etc... ! Mais si on réussi, ça pourra toujours trouver l'excuse du "t'es tombé sur un gentil cheval"...
Bref, la chance ! Very Happy (Dis celle qui a l'impression d'étre mal tombée techniquement)

_________________
Le cheval léger est une notion aussi vague que celle de la température avant l'invention du thermomètre. G. Le Bon
Faites du cheval un compagnon et non un esclave, vous verrez quel ami extraordinaire il est. N. Oliveira
Délaissez la technique et montez avec votre cœur ! N. Oliveira
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Earl

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MessageSujet: Re: Vos histoires de cavalières !   Jeu 21 Juil - 21:09

"Son enseignement était dur, strict mais juste et on apprenait vraiment beaucoup de choses, même si parfois elle était tellement dur qu'on finissait presque le cours en pleurant..."

Haha, je reconnais bien dans ta description mon ancienne instructrice, que j'aimais trop même si c'était dur I love you
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